Sécurité – Liberté

Texte par Antoine Portanguen Pour citer ce texte

Sécurité – Liberté©Clément Gaumon

Antonio Benincà

Vient enfin le couple Sécurité – Liberté.1

Sécurité

Mireille Delmas-Marty

Pourquoi dès lors observe-t-on, particulièrement depuis le 11 septembre 2001, le « retour de l’homme dangereux », préconisé au XIXe siècle par l’école positiviste autour de Lombroso et devenu bien commode, au XXe siècle, pour éliminer les dissidents, les marginaux et autres déviants ? Si ce retour paraît s’expliquer par un réflexe de peur face aux attentats terroristes ou à l’accroissement des flux migratoires, il n’en est pas moins inquiétant que l’esprit sécuritaire soit devenu à ce point dominant qu’il entraîne la négation des droits fondamentaux et le renouveau de pratiques guerrières qui mènent à la déshumanisation du droit pénal et à la dépersonnalisation de l’individu.2

Devenue le mot d’ordre depuis le 11 septembre 2001, la sécurité, qui repose sur l’illusion d’une vie sans dangers, légitime l’intrusion dans les libertés individuelles et, en cas de circonstances exceptionnelles, la renonciation temporaire aux garanties de l’État de droit.” En ce sens la sécurité risque de se substituer aux libertés. C’est ainsi que le rêve d’un monde parfait, comme le mythe du risque zéro, peuvent tourner au cauchemar quand ils conduisent à une double extension de la surveillance. L’extension dans le temps (anticipation) risque de substituer à la culpabilité, au nom de la prévention, une dangerosité aux contours incertains. Quant à l’extension dans l’espace (globalisation), elle tend à effacer les frontières entre sécurité extérieure et intérieure, au risque d’ajouter à la sécurité nationale une sécurité globale qui relève de pratiques transfrontières dont le contrôle est quasi impossible.3

Antonio Benincà

Comment représenter Sécurité ? Un cadenas, un policier, un coffre-fort, un bunker, je ne sais pas… une bombe, une bombe atomique ? Sécurité. Alors, ce qui m’a donné l’idée de départ, c’est un oiseau. Il y a un oiseau en Amérique centrale qui s’appelle le Quetzal. Il est sur les armoiries du Guatemala. C’est un petit oiseau magnifique. On ne trouve pas de Quetzal en captivité parce si on le met en cage, il ne boit plus et se laisse mourir. C’est un symbole de liberté : la liberté ou la mort. Donc, j’ai pris un oiseau, mais pas un quetzal, puisque l’on n’en voit pas partout. J’ai mis cet oiseau dans une cage mais avec la porte ouverte.4

Mireille Delmas-Marty

C’est l’ambivalence…5

Liberté

Antonio Benincà

Il nous reste Liberté. J’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé aucune représentation, figure ou image UNIVERSELLE de la Liberté. C’est incroyable. La colombe pour la paix. Pour la Liberté… rien. Il existe seulement des représentations locales comme la Statue de la Liberté ou La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix.6

Comment représenter la liberté ?7

Quand je ne sais plus, comme souvent dans ma vie, je vais voir du côté des poètes qui ont toujours eu raison et que l’on n’a jamais écoutés. Ils m’ont tiré d’affaire plusieurs fois. La poésie, sous ses formes multiples, est universelle. En France, nous avons eu Paul Éluard qui, pendant la Guerre en 1942, a écrit un poème8 qui a même été éparpillé par des avions pour la Résistance en France.

En voici quelques strophes :

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Alors lui, il m’a sauvé. Ceux qui connaissent le poème comprendront tout de suite. Ceux qui ne le connaissent pas demanderont à leurs profs ou à leurs voisins. J’ai imaginé cette figure mouvante, celle d’un oiseau qui trace dans le ciel les mots : J’écris ton nom.

Sécurité ou Liberté ?

Mireille Delmas-Marty

Et pourtant, à observer le jeu des vents qui tournent autour de la rose des vents, notre hypothèse est que la mondialisation ne doit pas tendre non plus vers le triomphe d’un seul vent dominant, quel qu’il soit. Ainsi avons-nous observé que la sécurité sans liberté conduit au totalitarisme tandis que la liberté sans sécurité mène le monde au chaos.9

Pour éviter l’illusion tout en s’efforçant de combattre les dangers bien réels du monde, il faut donc tenter d’équilibrer sécurité et liberté.10

Sécurité ET Liberté : les principes régulateurs Égalité et Dignité

Source du schéma de la rose des vents : “Figure 1. Rose des vents”. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, 2016, p. 70).

Afin de réconcilier les couples de vents contraires, Mireille Delmas-Marty a imaginé que la Boussole des possibles abrite un centre magnétique proposant des principes régulateurs. Générés par l’humanisme de l’émancipation des Lumières, les deux principes régulateurs du couple Sécurité – Liberté se nomment Égalité et Dignité (contrairement aux autres principes régulateurs, le sens de celui-ci n’a pas évolué au cours de l’œuvre de Mireille Delmas-Marty, mais il a parfois pris l’expression de Dignité humaine dans une ancienne version du schéma de la ronde des vents).

Mireille Delmas-Marty

La liberté n’est pas contraire à la sécurité si l’on admet – ni l’une ni l’autre n’étant absolue – qu’elles se limitent réciproquement au nom d’un principe d’égale dignité de tous les êtres humains.11

L’Europe se différencie des États-Unis dans la mesure où la Convention européenne des droits de l’homme partage, avec d’autres dispositifs régionaux de protection des droits de l’homme (que les États-Unis n’ont pas ratifiés), un trésor qu’il faut précieusement sauvegarder : le principe de l’humaine dignité qui avait été inscrit en tête de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948). Quand il est mis en œuvre par les juges des droits de l’homme, il permet de trouver une réponse à la fois plus modeste et plus ambitieuse que la réponse sécuritaire. Plus modeste, car elle ne promet pas de supprimer tous les risques, la réponse est aussi plus ambitieuse car elle reconnaît l’autonomie individuelle et contribue à accroître la capacité de chacun à se prendre en charge. En somme, elle tente de saisir l’homme dans sa complexité. Pour y parvenir, ce principe ne se limite pas à réaffirmer le libre arbitre ; il élargit l’humanisme à « l’irréductible humain » qui n’est ni la vie, ni la liberté, mais ce mystère qui fait que « tout homme est tout l’homme ».12

Le 26 novembre 2025, un colloque organisé au Collège de France a précisément porté sur l’étude de la notion d’« égale dignité » au travers de l’œuvre de Mireille Delmas-Marty et de Paul Bouchet.

Des principes pour réguler les vents contraires

Comme l’explique Mireille Delmas-Marty, la Boussole ne propose pas de choisir un vent plutôt qu’un autre, mais bien de rendre compatible ces vents d’apparence inconciliables :

Mireille Delmas-Marty

L’esprit peut souffler dans des sens apparemment contradictoires. Par exemple, on a actuellement en discussion, aussi bien pour lutter contre le terrorisme que pour lutter contre la pandémie, on a les vents contraires qui sont la liberté et la sécurité. Apparemment ce sont des contradictions insolubles, ce sont des vents inconciliables.
En réalité il faut bien les concilier parce qu’on n’a pas le choix d’une certaine manière.
La liberté sans sécurité, [cela] conduit au chaos. Mais la sécurité sans liberté [cela] conduit au totalitarisme.13

Ainsi, la Boussole des possibles est une boussole inhabituelle qui ne propose pas de fonctionner selon le traditionnel nord magnétique :

[Contrairement à l’échelle nationale,] à l’échelle mondiale, il n’y a pas cette histoire commune, il n’y a pas ces préférences communes […].

La boussole traditionnelle comprend un pôle magnétique qui est le pôle Nord et on choisit son cap, sa direction, on s’oriente, en fonction du pôle Nord. Or, à l’échelle de la mondialisation des sociétés humaines, on ne peut pas caractériser un pôle Nord parce que [cela] impliquerait de choisir entre les vents contraires, choisir la liberté ou choisir la sécurité en les opposant, choisir la compétition ou choisir la coopération, choisir l’innovation ou choisir la conservation, choisir l’exclusion ou choisir l’intégration. On a tous ces couples, ou ces paires, on pourrait dire les paires de vents opposées, les couples de vents contraires. Et donc, on ne peut pas avoir une boussole au sens habituel du terme qui nous indiquerait le pôle Nord.14

À défaut d’indiquer l’équivalent d’un pôle Nord, la rose des vents permet d’observer le grand désordre du monde.15

Afin de réconcilier les paires de vents opposées, Mireille Delmas-Marty a ainsi imaginé que la Boussole des possibles abrite un « centre magnétique » proposant des principes régulateurs provenant des quatre humanismes et les combinant pour participer à une « refondation anthropologique » :

Donc comment faire ? […] on a perdu le Nord et par quoi le remplacer ?
Ça ne peut pas être par un pôle que l’on privilégierait à la place des autres, parce que ce pôle privilégié il faudrait, en réalité, choisir une vision culturelle plutôt qu’une autre […]En revanche, on peut imaginer une boussole qui comporterait un centre magnétique, un centre magnétique où se rencontreraient les principes venus des différentes traditions de l’humanisme, les différents humanismes tels que les populations avec leur culture propre l’ont imaginé au fil du temps.16

[…] il y a peut-être quelque part un centre magnétique, un centre de gravité, où seraient quelques valeurs communes qui permettraient de penser ensemble ce que les poètes appellent la mondialité plutôt que la mondialisation. Si on a une boussole avec un centre magnétique contenant des valeurs communes, il y a plusieurs avenirs possibles. Boussole des possibles parce que, à condition d’intégrer les principes communs, il y a différents avenirs qui restent possibles et l’avenir reste ouvert à l’imprévisible. […]17

Il faut noter que le choix de ces principes régulateurs a évolué au cours de l’œuvre de Mireille Delmas-Marty. Ils apparaissent en 2016 avec Aux quatre vents du monde et évoluent au fil de plusieurs publications jusqu’à se stabiliser à partir de 2019 dans une version qui ensuite confirmée en 2020 dans Une Boussole des possibles . Par souci de concision, nous présenterons ci-dessous cette dernière version qui semble la plus aboutie mais vous pouvez aussi découvrir le cheminement complet de l’évolution de cette notion en cliquant sur.

D’après les quatre humanismes juridiques qu’elle identifie, Mireille Delmas-Marty déduit huit principes régulateurs qui en découlent :

[La spirale des humanismes] qui s’élève vers le ciel, [est le] symbole de la permanence de l’Être dans l’évolution, [et elle] réactive l’humanisme de la relation des sociétés traditionnelles (principes de fraternité et d’hospitalité), sans renoncer à celui de l’émancipation venu des Lumières (égalité et dignité). Elle accueille aussi l’humanisme des interdépendances, né des écosystèmes (solidarités sociale et écologique), et enfin l’humanisme de la non-détermination préservant le mystère de l’humain (responsabilité et créativité).

[…] En ce sens, l’octogone des huit principes humanistes stabiliserait les tourbillons de vents contraires, annonçant une boussole un peu inhabituelle.18

Ainsi la rose des vents devient régulée par les principes des humanismes de la façon suivante :

Principes régulateurs © Mireille Delmas-Marty. Delmas-Marty, Mireille. Cycle « L’Europe inachevée ? », Compte-rendu de la troisième conférence « L’Europe, une boussole dans la mondialisation » avec Mireille Delmas-Marty et Olivier Abel, 19 juin 2019.

À son tour, l’énergie produite par ces tensions pourrait contribuer – là est le pari – à retrouver un équilibre. Par un mouvement circulaire qui ressemble à une sorte de « ronde des vents » cette énergie engendrerait des principes régulateurs afin de rendre compatibles des vents apparemment contraires. C’est ainsi que des rapprochements improbables deviennent néanmoins observables.19

Ainsi, pour sortir nos sociétés du Pot au noir dans lequel elles se trouvent, il est nécessaire de reconnaître leurs interdépendances :

Mireille Delmas-Marty

Traditionnellement, les peuples, unis par leur histoire et ses particularismes, avaient adopté des déclarations d’indépendance. Aujourd’hui, les habitants de la Terre, s’ils veulent s’unir dans leur désir d’avenir, doivent reconnaître leurs interdépendances afin de les transformer en un destin commun. Il ne s’agit pas d’aller vers un universalisme fusionnel improbable – et redoutable s’il devait être imposé par l’une des grandes puissances – mais vers la promotion d’objectifs communs.20

Enfin, la réussite de la mise en œuvre de ces principes régulateur dépend également d’une responsabilisation des acteurs globaux qui va avec une recomposition des pouvoirs selon ce que Mireille Delmas-Marty nomme la « gouvernance SVP » (savoirs/vouloirs/pouvoirs) :

Il reste, pour mettre en œuvre ces principes, à faire interagir les acteurs de la mondialisation comme autant de forces au travail. Déjà la 21e conférence des États parties à la Convention sur le changement climatique (COP 21, Paris, décembre 2015) donne une idée des interactions qui pourraient préfigurer le cadre juridique d’une future gouvernance mondiale. Loin de se réduire, comme on l’a parfois craint, à n’être « que du vent », la COP 21 a montré comment l’énergie peut devenir action. Le principe des « responsabilités communes mais différenciées » devrait responsabiliser les acteurs publics en organisant des interactions verticales, entre le niveau local des États ou des villes et le niveau planétaire des organisations internationales. Encore faut-il mettre en œuvre une coresponsabilité entre ces forces politiques et les forces économiques des entreprises transnationales ; sans oublier la pression des forces scientifiques (chercheurs et experts) et civiques (organisations non gouvernementales et citoyens).21

Mais pour être véritablement efficaces, les principes régulateurs doivent devenir opposables aux acteurs les plus puissants et justiciables devant une autorité (nationale ou internationale) compétente. Il faut donc responsabiliser les acteurs.22

Renforcées par les nouvelles technologies, ces interactions renouvellent peut-être la gouvernance mondiale en substituant à la trilogie traditionnelle, dite de la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire), une trilogie nouvelle « vouloir, savoir et pouvoir » qui annonce une recomposition des pouvoirs.23

Cette recomposition a été amorcée pour le climat à partir de la société civile : les interactions horizontales et sans hiérarchie entre le « vouloir » des acteurs civiques (ONG et syndicats, collectivités territoriales, communautés religieuses, lanceurs d’alerte) et le « savoir » des acteurs scientifiques (chercheurs et experts en climatologie), ainsi que le « savoir du vécu », celui notamment des populations autochtones et plus largement des populations les plus pauvres, ont en effet permis une prise de conscience suffisamment puissante, et pressante, pour mettre en place les instruments juridiques d’une future justice climatique.24

C’est au croisement des savoirs et des vouloirs que la responsabilité des acteurs exerçant des « pouvoirs » à l’échelle globale (acteurs politiques, les États, et économiques, les entreprises transnationales) peut être engagée.25

  1. Texte de référence d’Antonio Benincà en exclusivité sur le site Laboussoledespossibles.fr, source
  2. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, 2016, p. 72.
  3. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, 2016, p. 47.
  4. Texte de référence d’Antonio Benincà en exclusivité sur le site Laboussoledespossibles.fr, source
  5. Extrait de Mireille Delmas-Marty dans « Une Boussole des Possibles », film-documentaire réalisé par François Stuck, IDÉtorial, 14 février 2022.
  6. Texte de référence d’Antonio Benincà en exclusivité sur le site Laboussoledespossibles.fr, source
  7. Extrait d’Antonio Benincà dans « Une Boussole des Possibles », film-documentaire réalisé par François Stuck, IDÉtorial, 14 février 2022.
  8. Paul Éluard, « Liberté », dans Poésie et vérité (recueil clandestin), 1942.  Paul Éluard « Liberté, j’écris ton nom », illustré par Fernand LEGER, Imprimerie Union Edition pour le compte de Pierre Seghers, Paris 22 octobre 1953. Pour consulter le poème dans son intégralité, voir le site de la BnF.
  9. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, 2016, p. 71.
  10. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, 2016, p. 73.
  11. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, 2016, p. 19.
  12. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, 2016, p. 74.
  13. Extrait de Mireille Delmas-Marty dans « Une Boussole des Possibles », film-documentaire réalisé par François Stuck, IDÉtorial, 14 février 2022.
  14. Extrait de Mireille Delmas-Marty dans « Une Boussole des Possibles », film-documentaire réalisé par François Stuck, IDÉtorial, 14 février 2022.
  15. Delmas-Marty, Mireille. Sortir du pot au noir: l’humanisme juridique comme boussole. Buchet-Chastel, 2019.
  16. Extrait de Mireille Delmas-Marty dans « Une Boussole des Possibles », film-documentaire réalisé par François Stuck, IDÉtorial, 14 février 2022.
  17. Extrait de Mireille Delmas-Marty dans « Une Boussole des Possibles », film-documentaire réalisé par François Stuck, IDÉtorial, 14 février 2022.
  18. Delmas-Marty, Mireille. Cycle « L’Europe inachevée ? », Compte-rendu de la troisième conférence « L’Europe, une boussole dans la mondialisation » avec Mireille Delmas-Marty et Olivier Abel, 19 juin 2019.
  19. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, 2016, p. 19.
  20. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, 2016, p. 116.
  21. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, 2016, p. 20.
  22. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, 2016, p. 119.
  23. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, 2016, p. 119.
  24. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, 2016, p. 120.
  25. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, 2016, p. 120.
  26. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l'océan de la mondialisation, 2016, p. 72.
  27. Delmas-Marty, Aux quatre vents du monde : petit guide de navigation sur l'océan de la mondialisation, 2016, p. 92.
  28. Delmas-Marty, Mireille. Sortir du pot au noir: l’humanisme juridique comme boussole. Buchet-Chastel, 2019.
  29. Delmas-Marty, Mireille. Une boussole des possibles, Éditions du Collège de France, 2020. https://www.college-de-france.fr/fr/editions/lecons-de-cloture/une-boussole-des-possibles-9782722605312.