Quand je ne sais plus, comme souvent dans ma vie, je vais voir du côté des poètes qui ont toujours eu raison et que l’on n’a jamais écoutés. Ils m’ont tiré d’affaire plusieurs fois. La poésie, sous ses formes multiples, est universelle. En France, nous avons eu Paul Éluard qui, pendant la Guerre en 1942, a écrit un poème qui a même été éparpillé par des avions pour la Résistance en France.
En voici quelques strophes :
Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom
Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom
Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom
Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté.
Alors lui, il m’a sauvé. Ceux qui connaissent le poème comprendront tout de suite. Ceux qui ne le connaissent pas demanderont à leurs profs ou à leurs voisins. J’ai imaginé cette figure mouvante, celle d’un oiseau qui trace dans le ciel les mots : J’écris ton nom.